1

Génération C: à la recherche des VRAIS résultats

Posted by Hélène Dufour on Jul 30, 2010 in Uncategorized

En décembre 2009, le Cefrio rendait accessible sur leur site un rapport synthèse sur l’étude de la Génération C. Bien que très intéressante, cette étude me laisse encore sur un certain appétit. Pas que je nie l’émergence d’une nouvelle génération de jeunes qui utilisent Internet mais cette synthèse contient encore trop de mystères pour que je puisse en être entièrement convaincue…

On en parle partout de la génération C mais vraiment, PARTOUT! Pourtant,  je pense qu’on en sait trop peu pour pouvoir se compromettre à lancer ici et là des statistiques alors qu’on ne sait même pas exactement dans quel contexte les résultats ont été obtenus.

En effet, le CEFRIO n’offre qu’un rapport synthétisant l’information jugée essentielle pour le grand publique. Que les grandes lignes, une interprétation de leurs résultats… Ils ne publieront rien qui nous permettra d’avoir accès à la méthodologie ou aux analyse de données selon une discussion sur Twitter avec le CEFRIO SAUF pour les partenaires. Oui oui, les partenaires auront leur copie, eux!

Eh bien! On y retrouve plusieurs partenaires … publiques! Cela veut-il dire que les données devraient être accessibles publiquement? Je ne sais pas comment la machine fonctionne, mais j’espère que c’est le cas. Sinon, à quoi bon dilapider nos dépenses publiques si, même pour la recherche, nous ne pouvons pas avoir facilement accès aux détails de l’étude?

Bref, le but de ce billet ne consiste aucunement à la dévalorisation de l’étude faite sur la Génération C. Au contraire, je pense que c’est une super initiative que de vouloir mieux comprendre les jeunes d’aujourd’hui. Par contre, il ne faut pas oublier que ce n’est pas avec une seule étude, un seul point de vue, que nous arriverons à mieux comprendre le phénomène. Cette étude n’est certainement pas complète ni parfaite et c’est le cas de n’importe quelle recherche. Elle n’est qu’un regard dans un contexte précis et donc, a ses limites. Ce n’est en fait que le commencement…

Pour combiner les regards, nous aurons besoin des détails de cette étude… qui nous les donnera?

 
3

Faire de la recherche … ouverte!

Posted by Hélène Dufour on Apr 11, 2010 in Uncategorized

Ça vous est déjà arrivé de vous sentir assez seul parce que vous pensiez être seul à avoir une certaine idée? C’est ce que je pensais avant de lire un billet (via le RIRE) portant sur l’ “Open Notebook Science“. En somme, pour ceux et celles qui ne liraient pas l’anglais, on y parle d’une poignée de chercheurs qui exposent et partagent ouvertement leurs résultats et même, leur données de recherche au grand public.

Je lus certains articles qui abordaient le sujet, et au plus près de moi, dans mon super monde universitaire, j’ai entendu quelques personnes en parlé, mais aucun à ma connaissance ne le fait. Faux! Nous le faisons en quelque sorte dans le cadre d’un cours où nous exposons nos recherches et quelques unes de nos discussions autour d’une question de recherche (ici).  Toutefois, c’est le seul exemple que je connaisse dans mon entourage.

Autrement les universitaires semblent avoir peur. J’ai, une fois, demandé s’il serait possible de mettre notre cours à distance comme totalement ouvert ou du moins, mettre notre forum totalement ouvert. Semblerait-il qu’avoir une discussion universitaire ouvert sur le monde brime leur propriété intellectuelle… J’ai aussi fait part d’une suggestion dans un laboratoire de recherche d’utiliser un tableur Google pour pouvoir terminer une tâche (qui n’exposait pas toutes les données de recherche) que les auxiliaires devaient partager entre eux. Suggestion refusée catégoriquement.

Assurément, il y a des risques. Si la publication est souvent le déterminant du succès de la carrière d’un chercheur, il s’agit donc d’un élément important dans les risques reliés à la recherche “ouverte”. Se faire voler ses données et donc ne pas pouvoir publier, mais aussi, plusieurs maison d’édition d’écrits scientifiques n’acceptent pas les articles où les données ont déjà parues ailleurs.

Toutefois, les chercheurs “ouverts” ont leurs propres arguments. Rendre les données publiques leur permet:

  • de trouver les erreurs qu’ils n’auraient pas trouver autrement. Les autres chercheurs ne sont donc plus des concurrents mais bien des collaborateurs (ne devrait-il pas en être ainsi de toute façon?!)
  • de se protéger du vol des données. Étonnant non? En effet, c’est un élément dissuasif pour les voleurs. Si les données sont volées, il est facile de prouver que les données avaient déjà été publiés.
  • d’avoir l’avis des autres, experts et praticiens.

Ce qui m’achale le plus dans le fait de garder la recherche fermée et de réserver la publication de la science qu’aux experts, c’est qu’on oublie à qui la recherche sert réellement. Il me semble que l’essence même de la recherche est d’apporter de nouvelles connaissances pour que ça serve à ceux à qui ça concerne non? Et pourquoi les personnes concernées n’auraient pas un mot à dire sur le sujet? On impose trop souvent un produit final sans se demander si les personnes interrogées s’y reconnaissent et si les conclusions permettront d’améliorer la situation ou même la compréhension du phénomène aux personnes concernées.

Je suis consciente que ce n’est pas évident. D’ailleurs, je ne sais toujours pas si j’y arriverai moi-même pour la rédaction de mon mémoire. Par contre, je pense que si on trouvait des solutions aux obstacles pour réussir à faire de la recherche “ouverte”, autant la communauté de recherche que les pratiquants y trouveraient leur compte.

 
12

Pédagogie 2.0? Besoin de profs pour comprendre…

Posted by Hélène Dufour on Apr 1, 2010 in Uncategorized

Dans la cadre de mon cours Web 2.0=Pédagogie 2.0?, nous avons à nous questionner sur ce fameux terme “Pédagogie 2.0″. Existe-t-elle vraiment cette nouvelle pédagogie? Enseigne-t-on différement avec le Web 2.0? Est-ce qu’on peut utiliser de la pédagogie 2.0 sans web 2.0? En posant la question sur Twitter, tous me répondent que c’est différent, que ça existe. D’un autre côté, en classe plusieurs n’en sont pas si certains … Je ne sais plus trop où me positionner.

En fait, pour ma part, j’ai besoin de preuves. Comme je n’ai pas de formation de pédagogue et que par le fait même, je n’ai pas d’expérience pertinente en enseignement, j’ai besoin qu’on m’explique. Si c’est différent, j’ai besoin de savoir comment la pédagogie est si différente. Ce ne sont pas simplement que des outils?

En fait, pour moi, l’objectif est le même: apprendre. Avant, on apprenait aussi … mais avec des livres parfois ennuyants, des travaux pratiques qu’on ne faisait jamais et des examens où on apprenait jamais la bonne matière. J’ai eu d’excellents résultats, donc je me dis que j’ai atteint l’apprentissage qu’on s’attendait de moi. Non? Ok, j’ai tout oublié. J’avoue.

Maintenant, on apprend avec des tableaux interactif (est-ce que ça a quelque chose de web 2.0 d’ailleurs?) et on utilise parfois des wikis, youtube et des blogues. Mais l’essence même n’est-elle pas d’apprendre? De ce côté, j’adhère plutôt à la vidéo de Christophe Batier intervewant M. Lebrun sur “Apprendre 2.0? disant qu’apprendre 2.0 ce n’est pas une nouvelle manière d’apprendre mais bien le fait d’apprendre AVEC le 2.0. Ainsi, je crois qu’on peut apprendre avec des outils complètement géniaux mais … les objectifs, les compétences, les apprentissages, sont les mêmes non?

D’un autre côté, j’ai entendu quelques bons arguments. Je ne peux pas ignorer que le Web 2.0 apporte des éléments différents en terme d’échelle soit de la collaboration comme jamais il ne s’est fait, de la diffusion partout dans le monde, de l’instantanéité, des feedbacks de personnes qu’on n’aurait jamais cru possibles… Bref, il y a quelque chose de beaucoup plus GROS mais est-ce réellement différent?

Je n’ai pas de réponse! Simplement en réflexion. J’ai besoin de votre point de vue, des références, n’importe quoi qui pourrait m’aider à me faire une tête !! De plus, si vous avez envie, vous pouvez faire une courte vidéo expliquant votre point de vue par rapport à cela en mentionnant d’abord qui vous êtes et si vous pensez qu’il y a une pédagogie 2.0 ou non et ce qui vous fait dire cela :) Je pourrai ensuite la présenter aux étudiant(e)s du cours. Ils vont capotés! Ils vont réellement pensés que j’ai des amis dans la “machine” !!! ;D

 
2

Youtube, que du divertissement?

Posted by Hélène Dufour on Feb 8, 2010 in Uncategorized

Je réalisais quelque chose d’important hier. Le tout a commencé quand j’ai éprouvé le besoin de construire mon propre ordinateur (je vous présente mon côté super geek là). À ce moment, j’entendais déjà mon entourage dire «tu capotes!» si je leur disais que j’avais envie de faire ça. Mais comme je suis un peu entêtée, je me suis dis que ça coûterait rien de voir sur le Web si quelque peu l’expliquer. J’ai trouvé plusieurs sites de types listes à points mais ça restait pas très clair… Ensuite, je me suis dis que peut-être sur Youtube…

À peine 5 minutes de recherche m’ont permis de trouver un gars qui explique la procédure en 18 courtes vidéos (cinq étoiles et plus de 100 000 personnes ayant vu ses vidéos, c’est rassurant sur la qualité et la pertinence). Après le visionnement de toutes ces vidéos, j’ai le sincère sentiment que je peux reproduire cette procédure pour mon propre ordinateur (à ce que je me souvienne, on appelle cela de l’apprentissage vicariant).

Et là, ça ma frappé! «Une minute! je viens d’apprendre quelque chose de sensiblement complexe dont j’étais à la base une totale newbie et ce, en quelques heures!» Ensuite, je me suis rappelée quelqu’un qui disait que «Youtube ce n’est que du divertissement …» À l’époque, je n’avais pas d’arguments contre et même que j’ai eu presque envie de me ranger derrière lui, mais aujourd’hui, en regardant mes abonnements sur Youtube et ce que j’y écoute, je me rends compte que j’apprends tout le temps. Bon, apprendre à constuire son ordinateur, à se maquiller ou à se coiffer (bon, ça c’est mon côté girlie), c’est pas ce qu’on apprend normalement à l’école et la personne qui te le montre à pas de brevet d’enseignement. Mais j’ai appris !! Comme nous en discutions dans les commentaires du billet précédent, le verbe reste le même :P

En y repensant, c’est vrai que pour ce que je viens de décrire, il s’agissait principalement de savoir faire mais il y a certainement des exemples de d’autres types de savoir qui sont véhiculés par Youtube… À mon avis, Youtube ce n’est pas que des lipdubs et des vidéos drôles… Il y a certainement quelque chose à faire en éducation avec Youtube, non?

 
6

Clair2010; incroyable!

Posted by Hélène Dufour on Feb 3, 2010 in Uncategorized

Il y a quelques jours que je suis revenue de l’événement Clair2010 et sans vouloir faire un jeu de mots plate, je n’en reviens pas encore. Une si petite ville, une si petite école mais oh combien dynamique et équipée en techno! D’autres l’ont certainement mentionné dans d’autres billets mais l’accueil du Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska était vraiment exceptionnel!!

Comportement peut-être typiquement universitaire mais l’expérience a aussi suscité  chez moi un paquet de questionnement autant en discutant avec d’autres personnes présentes qu’en participant à différents ateliers.

D’abord, un participant mentionne dans un atelier qu’il ne voit pas l’importance de publier du contenu qui n’apporte rien au Web en faisant référence aux états d’âme que l’on retrouve souvent dans les blogues. Évidemment, ça m’interpelle puisque c’est un peu ce que je fais et je l’assume. En fait, j’ai douter pendant un instant de ce que je faisais sur ce site. Mais je me demande si mon objectif est réellement d’apporter quelque chose “au Web” et pas plutôt “au gens” qui suivent mon blogue et évidemment, à moi-même. J’aime l’idée de croire qu’en partageant cet état d’âme, quelqu’un d’autre se sentira interpelé (ou pas de tout!) et que ça l’aidera quelque part dans une réflexion, dans un cheminement, … Est-ce que c’est fou de penser qu’on peut apprendre d’une émotion autant que d’une “connaissance”, d’une “information”?

Dans la conférence de Prensky, il y a quelques trucs qui m’ont chicoté et un de ces trucs est que «les jeunes exigent des technos». Woooooooooo! Vraiment? En questionnant ici et là les jeunes de cette école, je me rends plutôt compte que les technos sont là, c’est “super cool” mais d’un autre côté, même si leur prochaine école (au secondaire) ne leur en offre pas autant, ils s’arrangeront autrement et feront tout simplement d’autres activités. J’imagine plutôt les technos dans une école comme un élément qui permet notamment d’augmenter la motivation des jeunes, de développer de nouvelles compétences et d’utiliser d’autres moyens pour s’exprimer, pour créer et pour apprendre. Ce qu’ils vivent est une expérience extraordinaire mais je doute, comme le dit Prensky, que les jeunes exigent les technos.

Un autre élément que je retiens, c’est le bel exemple que montre le CAHM à toutes les autres écoles. J’entends souvent des enseignants qui disent “C’est bien beau l’utilisation des technos dans les classes mais on peut pas à notre école parce qu’on a pas d’argent pour en avoir”. Si le CAHM localisé dans un petit village du Nouveau-Brunswick avec ses quelques 180 élèves ont réussi à se débrouiller et à recueillir l’argent nécessaire pour s’équiper de la sorte, alors tout le monde peu  Toutefois, j’ai l’impression que l’élément clé de réussite d’un tel projet c’est d’abord et avant tout la volonté et la motivation de la direction de l’école. M. Roberto Gauvin, directeur de l’école, a su mobiliser le personnel de son école dans la réalisation de ce beau projet et a certainement mis beaucoup de temps et d’effort dans les nombreuses demandes de subventions. Bref, ça prend beaucoup d’implication dans un tel projet mais quelque part, c’est possible!

Il y aurait tant de choses à dire, mais je m’arrête pour le moment. C’est pas tout bloguer, il faut aller à nos cours!

Copyright © 2010 Hélène Dufour All rights reserved.
Desk Mess Mirrored v1.0.7 theme from BuyNowShop.com.