Le rapport complet de l’étude menée par le CEFRIO sur la génération C ne sera pas accessible. Sans la méthodologie complète et les méthodes d’analyse, il est difficile de bien comprendre comment les résultats ont été interprétés …
En décembre 2009, le Cefrio rendait accessible sur leur site un rapport synthèse sur l’étude de la Génération C. Bien que très intéressante, cette étude me laisse encore sur un certain appétit. Pas que je nie l’émergence d’une nouvelle génération de jeunes qui utilisent Internet mais cette synthèse contient encore trop de mystères pour que je puisse en être entièrement convaincue…
On en parle partout de la génération C mais vraiment, PARTOUT! Pourtant, je pense qu’on en sait trop peu pour pouvoir se compromettre à lancer ici et là des statistiques alors qu’on ne sait même pas exactement dans quel contexte les résultats ont été obtenus.
En effet, le CEFRIO n’offre qu’un rapport synthétisant l’information jugée essentielle pour le grand publique. Que les grandes lignes, une interprétation de leurs résultats… Ils ne publieront rien qui nous permettra d’avoir accès à la méthodologie ou aux analyse de données selon une discussion sur Twitter avec le CEFRIO SAUF pour les partenaires. Oui oui, les partenaires auront leur copie, eux!
Eh bien! On y retrouve plusieurs partenaires … publiques! Cela veut-il dire que les données devraient être accessibles publiquement? Je ne sais pas comment la machine fonctionne, mais j’espère que c’est le cas. Sinon, à quoi bon dilapider nos dépenses publiques si, même pour la recherche, nous ne pouvons pas avoir facilement accès aux détails de l’étude?
Bref, le but de ce billet ne consiste aucunement à la dévalorisation de l’étude faite sur la Génération C. Au contraire, je pense que c’est une super initiative que de vouloir mieux comprendre les jeunes d’aujourd’hui. Par contre, il ne faut pas oublier que ce n’est pas avec une seule étude, un seul point de vue, que nous arriverons à mieux comprendre le phénomène. Cette étude n’est certainement pas complète ni parfaite et c’est le cas de n’importe quelle recherche. Elle n’est qu’un regard dans un contexte précis et donc, a ses limites. Ce n’est en fait que le commencement…
Pour combiner les regards, nous aurons besoin des détails de cette étude… qui nous les donnera?






Bonjour Hélène, je me permets un petit commentaire. D’abord, je suis d’accord avec vous pour dire qu’il serait pertinent d’effectuer d’autres recherches pour mieux comprendre les 12-24 ans. Je suis aussi d’accord pour dire que l’enquête a ses limites, comme toute autre recherche d’ailleurs.
En ce qui concerne le rapport, les partenaires qui ont payé pour l’enquête ont reçu le même document que nous avons rendu public, avec une période d’exclusivité de quelques semaines. Vous avez donc en main, gratuitement, le même rapport que les partenaires qui ont payé pour l’enquête. En fait, l’avantage qu’ont les partenaires par rapport au grand public est une période d’exclusivité sur la divulgation des résultats, la possibilité de participer à l’élaboration des questionnaires, des sessions de transfert privées et la banque de données. Je crois qu’en rendant public notre rapport et en organisant un colloque sur le sujet, nous répondons bien à notre mission de transfert.
Finalement, il ne faut pas oublier qu’il y a aussi des partenaires privés qui ont payé pour l’enquête. Il appartient à chaque partenaire, public ou privé, de faire ce qu’il veut des résultats : les garder pour lui ou les diffuser.
Merci de votre intérêt pour le sujet!
Yo! (je me permets le moins conventionnel que le traditionnel salut)
En faisant le ménage parmi mes blogues, je viens de tomber sur ton mot et je ne l’ai lu que brièvement… drôle de coïncidence, je suis justement « tombé » là-dessus il y a une heure ou deux:
http://www.cefrio.qc.ca/fileadmin/documents/Publication/NETendances-Vol1-1.pdf
C’est le rapport du Cefrio sur les « NETendance » au Québec 2010; tout de même intéressant et considérable.
En fait, je crois qu’il y a quelques liens à faire avec le sujet et la génération C… je te laisse fouiller par toi-même et peut-être refaire d’autres constats… une chose est sûre, c’est à méditer!